Les Choses - Georges Perec

68, une histoire collective est composé de quatre grandes parties comportant chacune sept rubriques.
L’ouverture de chacune des parties est rédigée par Philippe Artières, codirecteur de l’ouvrage, et prend un objet comme symbole de l’époque. Pour la période 1962-1968, c’est le roman  Les Choses de Georges Perec qui a été choisi.

« Autant par les vertues du bouche à oreille que par celle du prix Renaudot, Les Choses, bref premier roman d’un auteur inconnu, obtient un succès imprévisible. Est-ce en raison de son sous-titre attirant, Une histoire des années soixante ? Son faible ressort dramatique a beau décevoir les lecteurs traditionalistes, il a un effet de miroir pour tout un lectorat qui se reconnaît dans sa thématique. Il devient vite le livre qui consonne avec le tournant des année 1960. » (page 62)

« Ce sont ces faits sans prestige, façons d’habiter, de consommer, de vivre loisirs et travail, qui forment un des substrats des Choses - comme sa nouveauté littéraire. Ce sont eux aussi qui ont fait le terreau de 68, c’est là que ce sont produits les changements décisifs de l’après-mai. » (page 66)

Interview de Georges Perec :


On en parle dans le presse - Le Monde

“ La principale qualité du livre réside d’ailleurs dans son économie générale qui joue sur les changements d’échelle en maintenant l’équilibre entre de nostalgiques retours sur quelques objets cultes (de la guitare à la ” 4L “), de solides synthèses sur des sujets attendus (les gauchismes, la montée du féminisme, l’antipsychiatrie, la grève des Lip), d’utiles échappées hors des frontières hexagonales (sur les traces des “provos ” néerlandais, des ” nègres blancs ” québécois ou de la Zengakuren japonaise) et, enfin, des contributions plus originales. En dépit de leur  hétérogénéité - on y trouve ausi bien une étude sur les relatiosn entre les habitants du bidonville et les étudiants de Nanterre qu’une analyse du fonds photographique des correspondants bénévoles de L’Humanité -, ces articles reflètent les lignes de force de l’historiographie actuelle, qui se caractérise à la fois par un regain d’intérêt pour l’histoire des sans-voix et par la rédécouverte des mobilisations régionalistes, écologistes et intellectuelles des années 1970. ”

- Le Monde (21/03/08)  -

On en parle sur le Web - L’héritage de Mai 68

“ Un livre qui raconte ce qu’il s’est passé en mai 68, au delà des mythes, c’est ce que souhaitait François Gèze, directeur des Editions la Découverte, en demandant à Michelle Zancarini-Fournelle et à Philippe Artières de co-dirigé un ouvrage sur Mai 68. Pour cela, il a réuni deux historiens de générations différentes. L’historienne Michelle Zancarini-Fournelle avait vingt ans en Mai 68 et était étudiante en histoire. Elle a donc été témoin de ce qu’il s’est passé. Philippe Artières, lui, est né le 16 juin 1968, date de l’évacuation de la Sorbonne. ” Ana Jozeb

L’héritage de Mai 68 -