Chicago (août 1968)

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Chicago: demonstrators gather at grant park (Aug. 1968) @ Fred W. McDarrah (site Villagevoice.com)

Dans la deuxième partie de 68, une histoire collective, François Weil, qui dirige le Centre d’études nord-américaines de l’EHESS, nous fait part de son analyse des événements de Chicago lors de la convention démocrate d’août 1968.
Alors que les démocrates étaient rassemblés pour choisir leur représentant à la présidence, successeur de Lyndon B. Johnson, des manifestants contre la guerre au Vietnam envahissent les rues de Chicago. La répression policière est terrible. Quatre jours durant, les télévisions américaines vont montrer les affrontements causant un grave préjudice au parti démocrate.
François Weil nous livre son analyse très fine des évenements et de leurs conséquences dans son article “Chicago (août 1968)” (p.308).

Plusieurs films sont en préparation sur le procès qui a suivi les événements. Steven Spielberg prépare “The Trial of the Chicago 7″ dont le castin n’a pas encore été définitivement arrêté. On parle de Philipp Seymour Hoffman, Will Smith, Kevin Spacey et Sacha Baron Cohen.

Prochainement sortira sur les écrans “Chicago 10″ de Brett Morgen, une évocation du procès des huit manifestants porte-parole du mouvement antiguerre mêlant films d’animation et images d’archives. “Chicago 10″ a été récompensé par le Prix du Meilleur documentaire décerné au Festival International du film de Chicago en 2007.

Voici sa bande-annonce :

Le Fond de l’air est rouge - Chris Marker

68, une histoire collective est composé de quatre grandes parties comportant chacune sept rubriques.
L’ouverture de chacune des parties est rédigée par Philippe Artières, codirecteur de l’ouvrage, et prend un film comme matrice de l’époque. Pour la période 1974-1981, c’est Le fond de l’air est rouge de Chris Marker qui a été choisi.

 

« Raconter en quatre heures d’un film de « montage documentaire » dix années d’histoire de la gauche mondiale, de la mort du Che en 1967 à la rupture du Programme commun en 1977, comme le journal intime d’un magnifique échec. » (page 675), voilà le projet du réalisateur militant.

« … après les images d’une manifestation d’étudiants américains à Berkeley contre la guerre du Vietnam, vient cet extraordinaire et abject document : un pilote de bombardier américain commente en direct pour une caméra le largage de trois tonnes de bombes au napalm sur un objectif vietcong…. » (page 676)